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Vers Iroqua III ?

RELANCE DU RESEAU IROQUA

ONERA, Châtillon, 25/10/2019

La liste d’émargement est annexée au présent compte-rendu.

Objectif : Faire le point sur la pertinence de relancer le réseau et définir les objectifs associés

Présentations initiales

Laurent Leylekian effectue une présentation liminaire rappelant les réalisations d’Iroqua I (2005-2010) et d’Iroqua II (2010-2016), soulignant les réussites et les limites de la coopération. Il détaille les difficultés actuelles à assurer un financement pérenne de travaux de recherche sur l’acoustique aéronautique en France (ANR, CORAC, DGAC) et en Europe, en soulignant les évolutions à venir du programme-cadre européen (Horizon Europe).

Denis Gély présente le réseau européen des points de contact nationaux dont il a la charge au sein du projet européen ANIMA (évolution d’X-Noise) en insistant sur la nécessité de présenter en 2020 les travaux menés en France (efforts nationaux) comme cela a été fait les années précédentes par d’autres pays. Il demande aux participants de lui indiquer des points de contact entité par entité. Un premier bilan des contributions sera fait en Mars 2020 (à Cologne) et les présentations seront faites lors de la réunion ANIMA suivante, à l’automne (à Budapest). Il souligne également l’existence des workshops scientifiques CEAS-ASC sur l’aéroacoustique – tenant aussi lieu de conférence scientifique ANIMA –  et appelle l’auditoire à participer au prochain workshop qui se tiendra à Budapest à l’automne prochain. Il rappelle enfin la nécessité prochaine de contribuer aux « CEAS Highlights » et appel à des contributions françaises en la matière. Pour la parution dans le JSV en 2020,  l’éditeur est Roberto Camussi (Roma Tre), le point focal français est Daniel Juvé.

Ces deux présentations suscitent quelques réactions :

  • Il faut ajouter le site web et la newsletter Iroqua au nombre des succès du réseau
  • Il faut y ajouter également la maturation de projets nationaux comme ARCOCE ou REBECCA
  • La question des activités actuelles du CORAC et/ou de son RTE est posée
  • Il n’y a pas de problème à ajouter des projets (industriels) nationaux en cours de préparation ou de réalisation comme AMBROSIA à la feuille de route nationale dès lors que ces projets ne touchent pas à des questions de propriété intellectuelle.

Discussion

Les débats sont structurés par quatre questions posées à l’assistance :

  1. Iroqua doit-il se contenter des journées de présentation de thèses ou doit-il servir à élaborer des projets communs ?
  2. Le réseau doit-il se limiter au domaine aéroacoustiques ou doit-il viser plus large ?
  3. Doit-on entreprendre une action particulière en direction de l’ANR ?
  4. Comment intégrer Iroqua dans la feuille de route et/ou les projets nationaux gérés par le CORAC ?

Plusieurs intervenants prennent la parole. De l’avis général, l’activité du réseau doit rester centrée sur l’aéroacoustique sans pour autant s’interdire d’aborder des thématiques connexes qui peuvent élargir son audience, notamment la vibroacoustique, l’acoustique interne et les aspects d’impact et de perception.

Des intervenants font également remarquer qu’élargir un peu le spectre du réseau – ou sa façon d’aborder les projets – permettrait de mieux adhérer à la nouvelle conception européenne promue par Horizon Europe, d’une part en permettant de placer sous l’angle de la digitalisation les problématiques d’optimisation multidisciplinaire (MDO), d’autre part en abordant les questions d’interdépendance.

Pour ce qui est du CORAC, l’idée mise en avant est de solliciter de manière informelle les membres du Comité de Feuille de Route du CORAC pour qu’ils deviennent de facto les membres du Comité Directeur d’Iroqua. Ainsi, les projets que nous pourrions bâtir seraient plus directement considérés par la FdR CORAC et auraient de meilleures chances d’être soutenus par la DGAC. Il s’agit donc prioritairement d’identifier les membres de ce comité de FdR du CORAC

En termes de positionnement scientifique, deux grands thèmes, non-exclusifs l’un de l’autre, sont abordés : les drones et les méthodes et codes de calcul.

Pour ce qui est des drones, l’intérêt du réseau est clair. Les drones peuvent émettre un bruit plutôt de type hélicoptère en phase de décollage et d’atterrissage et un bruit plutôt de type avion en croisière. Ils posent la question du bruit d’hélice en propulsion distribuée, avec des problématiques tant d’aérodynamique que d’aéroacoustique à bas Reynolds, ce qui fait leur nouveauté.

Les discussions sur les drones sont enrichies par une présentation effectuée par Dominique Collin exposant les Feuilles de Route européennes réalisées dans le contexte du projet ANIMA. Le constat est qu’il n’y a pas pour l’instant de feuille de route spécifique aux drones, les problématiques relatives à ces derniers étant dispersées sur plusieurs Feuilles de Route. On évoque brièvement l’appel à projet européen en cours sur ce sujet.

Pour ce qui est des méthodes et codes de calcul, plusieurs avis différents sont exprimés. Certains intervenants pensent que la France et l’Europe accusent un retard critique, ne disposant pas d’un grand code non structuré massivement parallèle contrairement aux concurrents américains ou asiatiques. Ce point de vue n’est pas unanimement partagé

De même, les avis concernant les codes de LBM sont divers. Certains pensent qu’Iroqua pourrait/devrait servir de prescripteur à ProLB en fournissant des cas d’application et/ou de validation. D’autres estiment que le retard de ProLB face à son concurrent Powerflow est désormais trop important pour que le code européen ne disparaisse pas à terme. D’autres enfin pensent qu’il faut quand même développer une alternative à Powerflow qui reste cher car en situation de monopole.

Dans tous les cas, l’idée de continuer à développer les méthodes numériques – certainement en s’adjoignant les services de spécialistes de Maths Appliquées – fait consensus. C’est la capacité à exploiter les grandes infrastructures de calcul (type GENCI) qui est en jeu. L’exemple d’un calcul correct de l’écoulement en LES puis du bruit rayonné par une soufflante en régime transsonique est cité.

En termes de conclusion, avant que d’envisager des projets, la première étape pour la relance du réseau Iroqua est de remettre sur pied les journées scientifiques. Plusieurs voix s’expriment en faveur de deux journées thématiques par an (2x un jour) plutôt qu’une seule session de deux jours. La première journée pourrait être centrée sur la thématique des drones qui est d’actualité. Il faut immédiatement entreprendre le travail de recensement des thèses en cours et récemment terminées, en remontant sur deux ans pour faire la bouture avec Iroqua II.

Les différents participants sont invités à effectuer ce travail de recensement dans leurs entités respectives et à compléter la liste de diffusion Iroqua. Une date doit être arrêtée pour la journée de début mars.

Actions

Action

Responsables

Deadline

Recenser les thèses soutenues depuis le 01/01/2017

CS + Tous (fichier circulant)

Fin 2019

Compléter la liste de diffusion Iroqua

CCP  + Tous (fichier circulant)

Fin 2019

Bloquer une date pour la 1ère journée Iroqua 2020

CCP+CS

Fin 11/2019

Elaborer un programme scientifique pour la JI2020

CS

Fin 01/2020

Vérifier les complémentarité/différence avec AIDA

D.Collin

Fin 2019

Liste des participants

La liste d'émargement est disponible ici.