Signataires et Partenaires

IROQUA est une initiative commune, lancée parcinq acteurs majeurs de la recherche aéronautique, trois groupes industriels et deux organismes de recherche.

Depuis 2010, deux nouveaux partenaires représentants les opérateurs du trafic aérien ont rejoint cette initiative:
Ces sept entités ont signé une convention de collaboration visant à orienter, soutenir et assurer la cohérence de la recherche pour la réduction des nuisances sonores engendrées par les aéronefs. Ces nuisances constituent l'un des principaux défis auxquels  est confrontée la communauté aéronautique (industriels et organismes de recherche) et un enjeu de société d'une importance croissante.

Rapidement, de nombreux autres partenaires sont venus s’agréger autour de cette initiative qui, de ce point de vue a effectivement réussi son pari de fédérer la recherche française en la matière. Aujourd'hui, force est de constater qu’IROQUA a effectivement permis de renforcer ou de faire apparaître des synergies en matière de recherche et développement : ce sont plus de cinquante entités qui nourrissent le réseau de leurs contributions : une trentaine de laboratoires bien sûr, mais aussi une vingtaine de petites et moyennes entreprises, des agences gouvernementales ou paragouvernementales et bien sûr des industriels du secteur aéronautique viennent ainsi croiser leurs savoirs et leurs savoir-faire au sein d'Iroqua.

Ce programme, piloté par l'Onera, s’est ainsi affirmé pour la recherche en aéroacoustique comme l’équivalent de ses prédécesseurs, les programmes MAIA et INCA, respectivement dévolus à l’ingénierie mécanique et aux problèmes de combustion, toujours dans le domaine aéronautique.

Un bilan positif (2005-2010)

En pratique, IROQUA a rempli de 2005 à 2010 un rôle de creuset où de nombreux projets collaboratifs ont été conçus ou améliorés. La banque de projets qui a ainsi été construite a permis de réagir rapidement, de manière coordonnée et avec crédibilité aux appels d’offres des bailleurs de fonds institutionnels de la recherche française ou européenne. Un rapide bilan montre que :

  • cinq projets rassemblant 14 équipes de recherche et deux PME ont été soutenus par la Fondation pour la Recherche Aérospatiale,
  • deux projets rassemblant 10 laboratoires, 5 PME, un sous-réseau de PMEs et deux grands industriels ont été soutenus par le Fond Unique Interministériel à travers les Pôles de Compétitivité ASTech et Aerospace Valley,
  • cinq projets rassemblant 4 laboratoires et trois PME ont été incorporés dans des projets de niveau 1 du 7ème appel à propositions de l’Union européenne et un projet impliquant quatre laboratoires et deux PME a été intégré dans un projet de niveau 2 de ce même 7ème appel.

A cet égard, il faut souligner l’effort fait par les partenaires du réseau afin de mettre en cohérence et afin de dégager les synergies afférentes à leurs travaux. Cette coordination a abouti à la mise en place d’une feuille de route projet décalquée au niveau national sur ses homologues européennes. 

Enfin, le fait que plus de cinquante thèses relevant du périmètre IROQUA aient été soutenues ou soient actuellement en cours, atteste de la vocation du réseau à préparer le futur. A cet égard, l’équilibre entre les différents modes de financement de ces thèses atteste de la capacité d’IROQUA à traiter de problématiques amont comme de sujets relevant de préoccupations plus directement industrielles. 

Une ambition renouvelée (2010-2015)

Dans les années qui viennent, les décideurs politiques et industriels seront confrontés à des choix difficiles: peut-on concevoir un avion moins bruyant qui soit également moins polluant ? Peut-on imaginer une augmentation du trafic aérien qui n'impacte pas les riverains des aéroports, voire qui diminue les nuisances qu'ils endurent ? Les nouvelles structures d'avions et de systèmes propulsifs permettront-elles de voyager dans des conditions de confort similaires à, ou meilleures que celles d'aujourd'hui ?

Iroqua entend apporter des éléments scientifiques de façon à fonder des choix qui répondront aux mieux à ces questions ardues.  A cet effet, le réseau devra accroître son périmètre et son expertise. Aujourd'hui constitué de chercheurs en aéroacoustique,  Iroqua entend agréger autour de lui des spécialistes d'autres disciplines de la physique - par exemple de la vibroacoustique - mais aussi des experts en sciences cognitives, telle la psychacoustique.