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Un trafic en perpétuelle augmentation
Un trafic en perpétuelle augmentation

Le bruit des aéronefs constitue une préoccupation légitime de nos concitoyens, en particulier de ceux d'entre eux qui habitent ou travaillent à proximité des aéroports. A cet égard, les multiples rapports, expertises et analyses d'impact sont sans appel: les nuisances sonores figurent en tête des préoccupations environnementales des Français. Parmi ces nuisances, figurent en bonne place celles dues au transport aérien, même si cette perception ne traduit pas toujours une réalité objective.

Ainsi, la Cour des Comptes soulignait-elle dans son rapport sur "les aéroports français face aux mutations du transport aérien" (juillet 2008) que  "les préoccupations environnementales montent en puissance et la maîtrise des nuisances que subissent les riverains est devenue l’une des conditions essentielles de l’avenir aéroportuaire des grandes agglomérations, tout particulièrement s’agissant des nuisances sonores". 

Et de souligner que "faute d’apporter une réponse efficace et rapide aux nuisances du trafic aérien, particulièrement aux nuisances sonores, les conditions d’un développement durable ne seront pas réunies et les aéroports confrontés à une opportunité exceptionnelle de croissance ne pourront pas la saisir."

Même écho du côté de l'Autorité de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires (ACNUSA) qui note dans son rapport d'activité 2009 que "le développement durable est devenu une préoccupation majeure pour l’administration de l’aviation civile" et qu'il "est clairement apparu que l’attention portée aux questions environnementales par les acteurs du secteur s’est profondément modifiée en dix ans". L'ACNUSA note ainsi qu'aujourd’hui "l'aviation civile place l’environnement juste après la sécurité, mais avant la capacité."

Les termes du débat sont ainsi clairement établis: d'un côté, le développement économique avec en toile de fond la compétitivité française et même la souveraineté de la France comme l'a rappelé le Conseil de la Recherche Aéronautique Civile (CORAC) dans son rapport de synthèse. De l'autre, le bien-être de nos concitoyens et l'aspiration à un développement durable sur fond de croissance du trafic aérien.

Face à cette équation, la Recherche et Développement peut amener certaines réponses et c'est tout l'enjeu d'IROQUA.

L'Initiative de Recherche pour l'Optimisation acoustiQUe Aéronautique (IROQUA) est une collaboration lancée par les cinq principaux acteurs de la recherche aéronautique française et visant à la réduction du bruit des avions. Initialement focalisé sur le bruit à la source (cellule et systèmes propulsifs), IROQUA entend élargir son approche aux questions d'impact mais également à celles du bruit interne aux aéronefs, bruit que devraient accroître les futures structures composites et qui pourrait affecter tant le confort des passagers que les conditions travail des personnels naviguants.

 IROQUA constitue donc un élément du dispositif national visant à réduire le bruit des aéronefs. Au côté de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) et du CORAC dont il constitue le Réseau Thématique Bruit, IROQUA entend apporter l'expertise de la recherche publique et privée au service de solutions innovantes visant à réduire le bruit perçu des aéronefs.